J’ai regardé un reportage sur Arte il y a quelques jours. Le sujet? Le boom de la romance littéraire pour jeunes adultes.
Scènes d’amour torrides, pulsions sombres, le tout saupoudré de paillettes et de tons pastel : la « new romance », sorte de roman à l’eau de rose connaît un regain dont le marché du livre rêvait depuis longtemps.
Ces livres qui se ressemblent tous un peu, avec une fin heureuse garantie, où Jean-Michel chope Pamela et la comble en tous points. Arf, sacré Jean-Michel, mais qu’il est fort !
Pas de surprise. Pas d’ambiguïté. Le lecteur sait exactement ce qu’il va trouver dans son assiette. Un peu comme au MacDo finalement, où le steak est calibré.
Et là, quelque chose m’a frappée.
Ce besoin de prévisible, de rassurant, de « je sais ce qui m’attend », n’est pas anodin. Il est profondément humain et il dit beaucoup de notre époque. Et à mon avis, ce n’est que le début d’une grosse tendance de consommation « chaudoudou »…
Abraham Maslow l’avait déjà identifié dans sa pyramide des besoins fondamentaux dès 1943 : juste au-dessus de manger et de dormir, il y a le besoin de sécurité. Savoir que demain ressemblera un peu à aujourd’hui. Que le monde est organisé, prévisible, qu’il va répondre à nos besoins. (Je t’invite aussi lecteur à relire mon article sur les travaux de Amy Edmondson sur le sujet de la sécurité psychologique).

Ce besoin de sécurité est chahuté par notre monde qui accélère frénétiquement.
Parce que le monde, en ce moment, est totalement imprévisible, les IA changent tous les jours. J’ai consacré un article entier à me demander pourquoi cette frénésie d’innovations me fatigue plus qu’elle ne me libère. Le climat se dérègle. Les guerres s’installent dans le paysage médiatique comme une nouvelle normalité. L’information s’emballe, se contredit, disparaît, manque cruellement de nuances.
Quand on voit le nombre d’innovations de Claude par Anthropic en février et mars 2026 !! Mais qui a le temps de suivre et de se former tous les jours aux changements de cet outil ? 😱
Alors on compense. On lit des romans à fin heureuse garantie. On commande un Big Mac. On cherche à l’extérieur de soi ce que l’on ne trouve plus autour de soi : un peu de stabilité.
Le problème, c’est que cette stabilité-là ne tient pas longtemps. Et si les vrais repères – ceux qui résistent vraiment au chaos – étaient à chercher non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous ?
Bienvenue dans le monde BANI
Tu connais cet acronyme BANI ? Peut être pas…
Tu connais sûrement son ancêtre, le monde VUCA — Volatile, Incertain, Complexe, Ambigu — né dans les années 90 pour décrire l’après-Guerre Froide. À l’époque, c’était déjà costaud. Mais l’anthropologue américain Jamais Cascio a estimé, au tournant des années 2020, que VUCA ne suffisait plus. Trop sage. Trop rationnel. Pas assez humain.
Il a donc proposé BANI :
→ Brittle — Fragile : les systèmes qui semblent solides s’effondrent du jour au lendemain. Une pandémie paralyse le monde en quelques semaines. Une panne logicielle désorganise des chaînes d’approvisionnement entières.
→ Anxious — Anxieux : l’incertitude génère une anxiété collective, diffuse, permanente. Pas une peur précise avec un objet identifié — une sorte de fond sonore anxiogène que beaucoup de mes clients décrivent sans toujours savoir le nommer.
→ Non-linear — Non-linéaire : les causes et les effets ne sont plus proportionnels. Un tweet peut détruire une réputation en 24h. Une décision politique prise à l’autre bout du monde impacte votre secteur d’activité le lendemain matin.
→ Incomprehensible — Incompréhensible : la surabondance d’informations, l’accélération technologique, les revirements permanents rendent le réel de plus en plus difficile à décrypter. On ne sait plus très bien à quelle source se fier, ni même quelle question poser.
Ce qui me frappe dans ce modèle, c’est qu’il ne décrit plus seulement un environnement économique ou géopolitique. Il décrit une expérience émotionnelle. Ce que vivent les gens, dans leur corps, dans leur tête, au quotidien.
Et dans cet environnement BANI, notre vieux besoin de sécurité — celui de Maslow — se retrouve en état d’urgence permanente. Wouhaou, génial, ça donne vraiment envie !! 😬
Notre cerveau déteste l’incertitude et ce n’est pas un défaut
Face au monde BANI, notre cerveau fait ce qu’il a toujours fait : il cherche du confort.
Et pour cela, il a besoin de prévisible. De connu. De « déjà vu ».
Les neurosciences cognitives sont claires là-dessus : l’incertitude mobilise massivement nos ressources cérébrales de contrôle et de monitoring, au détriment de nos capacités de raisonnement et de prise de décision.
Une étude publiée sur PMC/NIH (Uncertainty and Cognitive Control, Frontiers in Psychology, 2011) montre que l’incertitude active les mêmes réseaux neuronaux que le contrôle cognitif. Autrement dit, notre cerveau est littéralement en train de gérer une surcharge quand il ne sait pas ce qui l’attend. On ne pense pas aussi bien. On ne décide pas aussi bien. Ce n’est pas une faiblesse. C’est de la biologie.
Le problème, c’est ce qu’on fait avec ça ?
Parce que face à l’incertitude, le réflexe humain le plus courant est de chercher de la réassurance à l’extérieur. Voici au choix, des activités dans lesquelles lecteur tu pourrais te retrouver :
- consommer des contenus rassurants : les romans à fin heureuse garantie, les comptes Instagram qui montrent des vies parfaites, les podcasts feel-good, les films de Noël sur Netflix
- te sur-informer : tu scrutes les news en boucle avec l’illusion que « savoir ce qui se passe » va te redonner le contrôle
- sur-planifier : tu remplis ton agenda, tu listes, tu optimises, tu anticipes à outrance pour conjurer le flou
- chercher la validation des autres : « est-ce que je fais le bon choix ? » devient une question que tu poses à tout le monde sauf à toi-même
La psychologie cognitive a un nom bien précis pour ce mécanisme : l’intolérance à l’incertitude. Concept formalisé dès 1994 par Freeston, Dugas et Ladouceur de l’Université Laval, il désigne la tendance à trouver inacceptable qu’un événement négatif puisse se produire, quelle qu’en soit la probabilité. (Freeston et al., 1994, Personality and Individual Differences)
Et ces mêmes chercheurs ont montré quelque chose de contre-intuitif : plus on cherche à réduire l’incertitude par la réassurance externe, plus on l’entretient. Une étude publiée sur PubMed (Experimental manipulation of intolerance of uncertainty, Behaviour Research and Therapy, 2000) l’a démontré en manipulant directement le niveau d’intolérance à l’incertitude de participants : augmenter ce niveau faisait grimper l’inquiétude, le diminuer la réduisait. La réassurance soulage… mais très brièvement. Et l’inquiétude revient, un peu plus forte. C’est un cercle vicieux.
La romance, le MacDo, les To Do listes , le scroll ? Ce sont des petits sucres éphémères. Plaisants sur le moment. Inefficaces dans la durée.
Alors, que faire ?
Les vrais repères ne sont pas là où on les cherche
Se reconnecter à son identité
Le psychologue américain Richard Ryan, co-fondateur de la théorie de l’autodétermination, a montré que les personnes dont la motivation est ancrée dans des valeurs intrinsèques (et non dans la validation externe) présentent une meilleure santé psychologique, plus de résilience face aux épreuves, et une plus grande stabilité émotionnelle. Autrement dit : les repères intérieurs protègent. Ceux qui dépendent du regard des autres fragilisent.
En coaching, je travaille souvent avec des clients qui arrivent épuisés, non pas par le travail en lui-même, mais par l’effort constant de sur-adaptation à un environnement qui change trop vite. Leur première demande, souvent formulée sans qu’ils en soient pleinement conscients, c’est : « aide-moi à retrouver le fil de qui je suis ».
Cette question se positionne au niveau de l’identité. Dans le modèle des niveaux logiques de robert Dilts, c’est le niveau au-dessus des comportements, des capacités, des croyances. Quand ce niveau est clarifié, les turbulences extérieures deviennent gérables. Plus besoin de chercher à contrôler ce qui ne dépend pas de nous. Il s’agit de s’ancrer à ce qui est stable et fait sens.
Se reconnecter à ses besoins fondamentaux
Mais l’identité seule ne suffit pas. Il s’agit aussi d’apprendre à reconnaître et honorer ses besoins psychologiques fondamentaux, ces nutriments invisibles sans lesquels on tourne à vide, même quand tout semble aller bien en surface.
La théorie des besoins psychologiques de base (Basic Psychological Need Theory), développée par Vansteenkiste, Ryan et Soenens et publiée en 2020, identifie trois besoins universels et non négociables : le besoin d’autonomie, le besoin de compétence, et le besoin d’appartenance.

Quand ces trois besoins sont satisfaits, les individus s’épanouissent. Il suffit de supprimer une des dimensions pour que les humains partent en sucette, que ce soit au niveau pro ou perso.
C’est là où le parallèle avec notre époque devient intéressant :
- Le monde BANI frustre l’autonomie : comment te sentir vraiment aux commandes quand tes choix sont bloqués par l’environnement ?
- Il frustre la compétence : comment te sentir capable quand les outils que tu crois maîtriser changent quasiment tous les jours ?
- Il frustre l’appartenance : dans un monde saturé d’information et de connexions superficielles, la solitude réelle augmente.
Se reconnecter à ses besoins, apprendre à les identifier et à les nourrir consciemment, c’est déjà un acte de résistance au chaos ambiant. Et c’est, concrètement, ce qu’apporte le coaching.
Ce que ça change en pratique
- Clarifier tes valeurs fondamentales : pas celles que tu affiches pour faire plaisir à ta boss, mais celles qui guident vraiment tes décisions, même quand personne ne te regarde
- Reconnaître tes ressources intérieures : ce que tu as déjà traversé, ce que tu as déjà surmonté, ce que tu sais faire même dans les situations compliquées
- Identifier et honorer tes besoins : apprendre à distinguer ce dont tu as vraiment besoin de ce que tu cherches à fuir ou à éviter
- Développer une relation de confiance avec toi-même : apprendre à t’écouter, à reconnaître tes signaux corporels, à faire confiance à ton propre jugement plutôt qu’à celui de l’algorithme ou du dernier podcast entendu
- Accepter l’incertitude comme donnée permanente : non pas avec résignation, mais avec la sérénité de quelqu’un qui sait qu’il peut naviguer sans carte, parce que tu as une boussole intérieure stable
C’est précisément là qu’intervient le coaching professionnel. (Exemple ci-dessous des besoins à respecter d’un client).
Le coaching professionnel : un espace pour retrouver ta boussole intérieure
Dans un monde où tout s’accélère, le coaching professionnel t’offre un espace de ralentissement délibéré.
Pas pour fuir le chaos. Pas pour trouver des réponses toutes faites. Mais pour créer les conditions dans lesquelles tu peux accéder à tes propres ressources, celles qui sont déjà là, souvent enfouies sous les urgences, les injonctions et le bruit ambiant.
Je vois parfois des clients qui arrivent avec une question de surface : « comment gérer mon stress ? », « comment prendre cette décision difficile ? », « comment retrouver ma motivation au boulot ? » Et qui découvrent en cours de chemin que la vraie question est plus profonde : qui suis-je dans tout ça, et qu’est-ce qui compte vraiment pour moi à ce stade de ma vie ?
Ce qu’on fait concrètement en coaching
Le travail de coaching n’est pas du conseil. Je ne viens pas avec les réponses. Ce que j’apporte, c’est un cadre, des outils, et une présence, pour que tu puisses aller chercher toi-même ce qui t’appartient.
Concrètement, cela peut prendre plusieurs formes :
→ Explorer les niveaux logiques de Dilts — pour distinguer ce qui relève du comportement (ce que tu fais), des valeurs (ce qui est important pour toi), et de l’identité (qui tu es fondamentalement). Beaucoup de personnes cherchent des solutions au niveau des comportements, alors que la solution réside souvent au niveau des valeurs ou de l’identité.
→ Travailler sur tes parties — cette approche permet d’identifier les différentes « voix » intérieures qui s’affrontent quand tu te sens paralysé ou coupé en deux. La partie qui veut changer et celle qui résiste. La partie ambitieuse et celle qui a peur. Les réconcilier, c’est retrouver une cohérence intérieure qu’aucun outil externe ne peut offrir.
→ Identifier tes valeurs et besoins non satisfaits — souvent, l’anxiété face à l’incertitude cache une frustration de valeurs ou besoins fondamentaux non reconnus. Identifier et nommer tes valeurs et besoins, c’est déjà commencer à les honorer.
→ Mobiliser tes forces naturelles — tu as déjà traversé des situations difficiles, tu as su t’adapter, tu as peut être sans le savoir mobilisé tes forces intérieures. Le coaching t’aide à les remettre en lumière et à les ancrer pour les rendre disponibles face à tes défis futurs.
→ Travailler le rapport au corps et aux signaux intérieurs — dans un monde cognitif et surinformé, il est facile de perdre le lien avec ce que le corps sait déjà. Réapprendre à l’écouter, re-sentir tes émotions, c’est retrouver une forme d’intelligence naturelle que l’anxiété a court-circuitée. Ton corps ne ment jamais.

Ce que le coaching n’est pas
Le coaching n’est pas de la thérapie. Il ne traite pas les troubles anxieux cliniques, pour cela, il faut consulter un psy. Et ce n’est pas non plus un coach IA qui dira toujours oui et qui n’aura aucune intuition sur ce que vous ne dites pas. (J’en avais parlé dans cet article)
Ce que le coaching professionnel t’offre, c’est une relation humaine exigeante et bienveillante, un espace où tu peux être vu tel que tu es, challengé quand c’est nécessaire, et accompagné vers plus de clarté et de souveraineté intérieure.
Dans un monde BANI qui pousse à la réassurance externe permanente, c’est peut-être l’un des actes les plus courageux qui soit : t’arrêter, te retourner vers toi, et faire confiance à ce que tu y trouves.
Petit guide : comment ancrer tes ressources intérieures de façon durable
Trouver tes ressources, c’est une chose. Les ancrer — c’est-à-dire les rendre disponibles de façon stable, écologique et permanente, même sous pression — c’en est une autre.
Voici quelques pistes concrètes que tu peux tester :
1. Nommer ce qui ne se négocie pas
Prends une feuille. Écris tes cinq valeurs les plus importantes, pas celles que tu admires chez les autres, celles qui te définissent vraiment, qui ne sont pas négociables. Ce sont tes boussoles de vie. Quand tout vacille, reviens-y et honore les. En tous les cas, tu as intérêt à les connaître car tes valeurs noyaux sont les premières à « hurler » quand elles ne sont pas respectées.
2. Constituer ton « inventaire de forces »
Liste trois situations dans lesquelles tu as réussi à t’en sortir, où tu t’es senti vraiment compétent, courageux ou aligné. Que faisais-tu ? Qu’est-ce que ça dit de toi ? Ces forces ne sont pas des souvenirs, ce sont des preuves. Elles existent de façon permanente en toi, ce sont tes trésors intérieurs. Elles peuvent être réactivées et utilisées quand tu galères ou que tu te sens bloqué.
3. Créer un rituel d’ancrage quotidien
Un ancrage, en PNL, c’est un geste, une respiration, un mot intérieur qui reconnecte instantanément à un état ressource. Si tu sais comment te poser une ancre c’est génial mais plus simplement, tu peux aussi poser des intentions car « l’énergie suit l’intention » et ça change tout ! Prends quelques minutes le matin pour te demander « quelle est mon intention de la journée ? » avant de te demander « qu’est-ce que j’ai à faire ? ». Observe ce que cela change dans ton énergie du jour.
4. Distinguer ce qui dépend de soi de ce qui n’en dépend pas
Les Stoïciens l’avaient déjà formulé : certaines choses dépendent de nous, d’autres non. L’IA va continuer d’évoluer. Le climat aussi. Les guerres ne s’arrêteront pas parce qu’on le souhaite. En revanche, la façon dont tu réponds à tout cela, tes choix, tes postures, tes priorités, le soin que tu portes à ton corps, dépend entièrement de toi. Concentre ton énergie sur ce périmètre-là pour retrouver du pouvoir d’agir.
5. S’entourer de personnes qui nourrissent, pas seulement qui rassurent
Il y a une différence entre quelqu’un qui te dit « tout va bien se passer » et quelqu’un qui te dit « je te fais confiance pour traverser ça ». Le premier nourrit l’évitement. Le second nourrit la ressource. Choisis consciemment ton entourage, professionnel et personnel, est une décision d’hygiène psychologique. Comme dirait Matthieu Stefani dans son podcast GDIY « nous sommes la moyenne des gens que l’on fréquente ».
6. Revisiter régulièrement
Les ressources intérieures ne sont pas un capital fixe. Elles évoluent avec les expériences, les apprentissages, les épreuves de la vie. Prendre le temps, une fois par trimestre, de te demander « qu’est-ce que j’ai appris sur moi ces derniers mois ? » est l’un des actes d’ancrage les plus puissants qui soit. Et il ne nécessite ni application, ni abonnement. Se poser pour réfléchir à une valeur immense!
Et si la stabilité n’était pas là où on la cherchait ?
Je reviens à ces romances littéraires qui cartonnent sur les étagères et dans les téléphones des jeunes adultes. Je ne les juge pas — vraiment. Il y a quelque chose de sain dans le fait de chercher de la douceur, de la prévisibilité, du « ça va bien finir » quand le monde extérieur ne donne aucune de ces garanties.
Mais il y a une limite à ce que la fin heureuse d’un roman peut faire pour nous. Ou le MacDo calibré. Ou le scroll infini. Ou les notifications qui donnent l’illusion d’être connecté à quelque chose de stable.
Ces béquilles fonctionnent… jusqu’à ce qu’elles ne fonctionnent plus. Et dans un monde BANI où les crises s’enchaînent sans prévenir, les moments où elles ne fonctionnent plus sont fréquents.
Ce que je constate, et ce que les recherches en psychologie confirment, c’est que les personnes qui traversent le mieux l’incertitude ne sont pas celles qui ont trouvé un environnement stable. Ce sont celles qui ont développé une stabilité intérieure. Pas une rigidité. Pas une indifférence au monde. Mais une forme de solidité tranquille qui vient du fait de bien se connaître, de savoir ce qui compte, et de faire confiance à sa propre capacité à naviguer et rebondir dans le flou.
Cette stabilité ne se télécharge pas. Elle ne viendra pas de la prochaine IA, ni du prochain roman à fin heureuse.
Elle se construit. De l’intérieur. Elle se cultive.
Et si tu sens que tu as besoin d’être accompagné pour ce travail — parce que c’est souvent plus doux et plus productif avec un humain — appelle moi pour une séance de coaching professionnel.




